L’Histoire au fil des pages

 

Le temps de lire. Le temps pour s’enrichir de l’histoire d’une ville au destin passionnant. La Rochelle vaut aussi par son passé, proche ou lointain. Au fil des pages de ces ouvrages, prenez le temps de voyager à travers les siècles…

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Histoire de La Rochelle. Edition Privat. De Rochella en l’an 1000 à La Rochelle aux portes de l’an 2000, ce livre écrit à plusieurs mains par d’éminents professeurs, maître de recherche et conservateurs nous fait naviguer dans le passé de notre cité maritime. De son statut de grand port français sur l’Atlantique du 13ème siècle à celui de pôle littoral attractif qu’on lui connaît de nos jours, ce périple littéraire en 10 étapes met le cap sur le protestantisme en vigueur au 15ème siècle, la reconquête catholique du siècle d’après comme sur le dynamisme retrouvé au 19ème siècle.

Histoire de La Rochelle. Geste Editions. Un récit historique à lire comme un roman : c’est le pari réussi par Mickaël Augeron et Jean-Louis Mahé, les deux auteurs de ce recueil riche en textes éclairés et en documents d’époque évocateurs. Tout au long des 250 pages, les faits et les hommes qui ont écrit les grands lignes du destin de la ville portent le lecteur des origines au 21ème siècle. La compréhension du passé permet d’appréhender davantage le présent et de mieux envisager l’avenir…

La Rochelle il y a 100 ans en cartes postales anciennes. Editions Patrimoines médias. Tombé amoureux de La Rochelle tout petit, Jean-Luc Labour s’est fait l’apôtre de son glorieux passé en ouvrages, conférences et voyages sur les traces des marchands et explorateurs rochelais du 18ème et 19ème siècles. A partir de 550 cartes postales datant d’avant la guerre 1914-1918 et des textes les accompagnant, l’ancien directeur de l’office de tourisme rochelais nous offre son regard aiguisé sur la ville et la vie d’autrefois. Lorsque La Rochelle actuelle commençait à se construire. Passionnant.

La Rochelle des années 1950, 1960, 1970. Geste Editions. Décédé en 2009, Jean Gaillard était un infatigable chasseur et passeur d’images. Photographe par passion et pour le quotidien local Sud Ouest entre 1954 et 1987, il a su immortaliser cette époque contemporaine, ces femmes et ces hommes qui ont vu La Rochelle grandir, avancer jusqu’à nous sans perdre son «ADN » de ville belle et rebelle. Signées Jean-Louis Mahé, bibliothécaire passionné de sa ville, les légendes de ces photos rangées dans trois albums (1950 ; 1960 ; 1970) redonnent le contexte d’une époque à la fois proche et éloignée de nous.

La Rochelle fait son cinéma

 

 

Proposant comme décor un patrimoine architectural exceptionnel, La Rochelle attire depuis longtemps des cinéastes de renom qui, de Steven Spielberg à Edouard Molinaro en passant par Louis Malle ou encore Robert Enrico, ont gravé sur pellicule la beauté de notre cité maritime. Pour des films qui gagnent à être vus et revus…

A ciel ouvert et sur les facades du centre-ville, d’immenses panneaux rendent aujourd’hui hommage à tous ces acteurs et réalisateurs qui sont venus tourner des scènes de films au cœur d’un écrin unique chargé d’histoire : La Rochelle. En 1956, Jean Gabin et Pierre Brasseur y jouent pour Le sang à la tête, un film tiré d’un roman de Georges Simenon, amoureux du pays rochelais, et entièrement tourné ici. La même année, Danielle Darrieux et Jean-Claude Pascal sont vus dans les fameuses rues à arcades rochelaises pour le long métrage Le salaire du péché. En 1961, ce sont Annie Girardot et Lino Ventura qui y font escale pour le film Le Bateau d’Emile avant que, huit années plus tard, Léa Massari et Michel Piccoli prennent la lumière autour du Vieux Port pour le film Les Choses de la vie réalisé par Claude Sautet.

Juillet 1973. Gare SNCF. Romy Schneider et Jean-Louis Trintignant y tournent Le Train de Pierre Granier-Deferre. Et puis Le jour le plus long avec sa pléiade de stars comme Robert Mitchum, John Wayne ou Bourvil, Les Aventuriers de l’arche perdue de Steven Spielberg qui avait pris pour cadre le port de La Pallice, L’amour ou presque avec Elisabeth Depardieu, Julie Delpy, Hippolyte Girardot, Jean-Pierre Kalfon… Autant de témoignages cinématographiques de l’attractivité de notre cité Atlantique.

Les films cités ici sont téléchargeables. Amusez-vous à y retrouver les scènes tournées à La Rochelle !

35 ans de Francofolies

 

Programmé du 10 au 14 juillet prochains, le 35ème anniversaire du Festival de chansons francophones des Francofolies constitue une belle occasion d’ouvrir la malle aux souvenirs. Et de revivre en notes et paroles quelques moments mémorables.

  voyagez dans 35 ans de francofolies 

1986. Deuxième édition. Devant 12 000 spectateurs, Renaud offre, pour son premier passage aux Francos, un spectacle de haute qualité. De belles sensations partagées avant la grande émotion de la soirée. En rappel, le titi parisien revient avec Putain de camion, une chanson écrite dans un avion quelques jours plus tôt et qu’il interprète pour la première fois, gorge serrée et larmes aux yeux. Une chanson-hommage à son pote Coluche, mort sur la route durant un été qui restera meurtrier à tout jamais.

1987. Après avoir joué dans l’anonymat d’une scène annexe des Francos, Patrick Bruel prend « une leçon de music-hall » en allant voir Jacques Higelin évoluer sur la Grande Scène. Démoralisé, il écrit Casser la voix dans la nuit qui suit, puis revient chanter devant 16 000 fans quatre années plus tard.

1989. Cette année là, Henri Salvador doit fêter ses 84 ans sur la Grande Scène. La tempête qui s’abat sur La Rochelle en décidera autrement. Soirée annulée. En petit comité, la célébration aura quand même lieu dans l’écrin du casino de La Rochelle. Quatre-vingt jeunes filles vêtues de blanc remettent quatre-vingt-quatre roses blanches à l’éternel crooner. L’année suivante, des milliers de chapeaux de paille distribués dans le public saluent le spectacle inaugural des Francos signé … monsieur Salvador.

1990. Barbara a gratifié le Festival d’un unique passage. Arrivée à huit heures du matin sur la Grande Scène, la dame en noir se balancera longuement sur son rocking-chair, fera retirer des calicots Coca-Cola, répètera son concert dans l’intimité et donnera le soir un spectacle empreint d’une grande émotion.

1993. Etienne Daho le sait et il a le trac : 17 000 spectateurs sont attendus devant la Grande Scène ce doux

soir de juillet pour le concert de Jacques Dutronc dont il assure la première partie. Résultat : un moment de

grâce de la part du Rennais qui subjugue la foule immense. Entonnant pour le plaisir Mon manège à moi

d’Edith Piaf, Daho en éclipse presque Dutronc, la vedette du soir. Le record d’affluence n’a jamais été battu

depuis.

1998. Alors maire de La Rochelle, Michel Crépeau regrettait de ne jamais voir de chanteurs populaires comme Serge Lama ou Michel Sardou programmés pendant le festival. Ce sera chose faite avec la venue du second cette année là. Des chaises seront installées pour l’occasion sur l’esplanade Saint-Jean d’Acre. La première et la dernière fois.

2006. Gérard Pont, directeur des Francos depuis une année, ose un cocktail audacieux sur la Grande Scène, avec une Fête à Dick Rivers, le rocker des années 60 de retour avec un nouvel album, suivie des prestations de Dionysos et Louise Attaque. Le public adhère à ce pari éclectique.

2007. Des trombes d’eau s’abattent sur la Rochelle en ce jour d’orage. Après Ridan, c’est Yannick Noah qui doit affronter les éléments sur la Grande Scène. Si les organisateurs des Francos envisagent le forfait de l’ex-champion de tennis, celui-ci monte à l’assaut du public et le fera danser une partie de la nuit.

2008. Alain Bashung est très malade quand il entreprend ce qui sera sa dernière tournée. Son passage aux Francos reste gravé dans toutes les mémoires des spectateurs présents sur l’esplanade Saint-Jean d’Acre ce 11 juillet 2008. Le chanteur y joue une heure quarante-cinq et donne toute l’énergie de vie qui lui restait.

 

La ville et son Stade

 

A La Rochelle, la ville et son club de rugby du Stade Rochelais sont indissociables. A l’heure où le temps semble suspendre son vol, raconter cette histoire d’amour qui dure permet de mieux connaître l’esprit rochelais.

Il suffit de venir voir un match au stade-Deflandre pour comprendre. Comprendre la ferveur d’un public acquis à la cause Jaune et Noir. Comprendre la dévotion au « Stade » des Rochelais, mais également des Rochefortais, Saintais, Royannais et de tous les Charentais-Maritimes. Représentant la plus grosse affluence moyenne du championnat de France, avec 16 000 spectateurs et des rencontres jouées systématiquement à guichets fermés, le Stade Rochelais draine dans son sillage tous ceux qui veulent vivre l’évènement d’un match de rugby à La Rochelle.

Ici, les prestations des rugbymen rochelais animent les conversations et stimulent les passions. Parler du club-élite local, c’est évoquer une culture du respect et de la convivialité, une conviction qu’on ne peut gagner et grandir qu’ensemble. L’équipe et ses supporters ne font qu’un. Si le cœur des Rochelais bat aujourd’hui au rythme des excellents résultats des Jaune et Noir, l’engouement suscité par le club irradie bien au-delà des frontières de notre cité maritime. 5ème actuellement au classement du Top 14, le championnat professionnel français de 1ère division, le Stade Rochelais devrait faire encore parler de lui d’ici la fin de la saison. En bien et pour celui de tout le « peuple rochelais ».

 

Revivez en résumés les 4 matches préférés des lecteurs du journal Sud Ouest :

Stade Rochelais / Agen 25 mai 2014 : https://www.dailymotion.com/video/x1woo5o

Stade Rochelais / Lyon 23 mai 2010 : https://www.dailymotion.com/video/x1woo5o

Racing 92 / Stade Rochelais 31 mai 2019 : https://www.dailymotion.com/video/x7a07tp

Stade Rochelais / Toulon 25 avril 2015 : https://www.youtube.com/watch?v=NkJl-6loRTQ